
pour savoir si nous pouvons nous définir AMIS avec le temps.
Car le noter sur le blog il n'est que VIRTUEL.



15 h 20 :
Le Boeing 747 de la compagnie British Airways, en provenance de Paris Roissy Charles de Gaulle d'où j'avais embarqué, la veille, atterrissait sur l'une des pistes de l'aéroport de Managua au Nicaragua.
Après avoir récupéré mes bagages, je traversais le hall bondé de gens allant et venant dans tous les sens. Dehors, malgré une légère brise, une chaleur étouffante était au rendez-vous. Mon regard fut attiré par un groupe de jeunes gamins usant de différents stratagèmes pour porter les bagages des arrivants.
Je patientais depuis une vingtaine de minutes quand une surprise de taille me laissa (entre deux chaises).
Une ravissante créature d'une trentaine d'années m'abordait.
« Ne seriez-vous pas Alain de Paris ?
« Oui c'est bien moi. A qui ais-je l'honneur ?
« Je suis Bianca, votre contact dans ce triste pays.
L'étonnement fût d'importance car elle se trouvait être une belle femme, et quelle nymphe.
Elle se révéla bien moulée du haut de ses 1,75 mètres environ. Des cheveux noirs coupés courts. Des yeux en amande, d'une bleue porcelaine qui dénotaient une sensualité et une certaine simplicité.
La forme de ses petits seins en poires en disait long au travers de son tee- shirt rose son jean délavé.
« Quand tu auras fini de me mater, je pourrais te conduire jusqu'à ton hôtel, Une chambre a été réservée sous le nom d'emprunt de Vincent Quint par l'Ambassade de France.
Une fois mes bagages déposés à l'arrière de la jeep, je m'installais à la place que l'on dit assez souvent la place du mort. Il fallait voir pour comprendre car elle démarra tambours battant. Digne d'un départ de formule un.
Durant le trajet, je m'efforçais à user de courtoisie afin de nouer rapidement des liens amicaux. Tant bien que mal, j'essayais de contempler les échoppes, les logis qui se trouvaient dans un état de disgrâce et miséreux.
Les individus, hommes et femmes, que j'apercevais déambulant dans des rues malpropres, avaient des mines abattues.et tristes.
Ce pays que je rêvais de connaître, me laissait un sentiment de déception et de désespoir. Il faut dire que depuis le tremblement de terre de 1972, qui avait détruit Managua la capitale à 80%, rien n'avait été entrepris pour redonner une âme à cette ville.
Il faut que vous sachiez que lors d'une réunion tenue secrète dans les bureaux de la DST à Paris, en compagnie du Ministre de la Défense française, du Général en Chef des armées, de hautes personnalités politiques et militaires françaises et étrangères, on m'avait notifié une nouvelle mission. Me rendre au Nicaragua pour récupérer un collier de diamants : Le collier Spectral du Grand Prêtre, détenu par un gros bonnet de la drogue. Mais aussi mettre un terme aux agissements d'une redoutable et sanguinaire organisation de narcotrafiquants implantée dans ce pays. Le collier avait été dérobé, dans la nuit du 4 au 5 avril de cette année, dans un musée de Londres par un commando superbement renseigné et organisé.
Ma tâche me parut ordinaire mais un point m'intriguer. Pourquoi militaires français et étrangers avaient classés cette affaire top secrète et pour quelle raison s'intéressaient-ils plus à ce collier qu'au Cartel ?
Nul ne me donna d'argument précis et satisfaisant. Mais sur les propos de l'un des supérieurs sur qui je pouvais compter celui-ci m'apprît que ce fameux collier orné d'or et serti de 48 pierres précieuses se trouvait aux mains d'un certain Féliçias Artèmon. Richissime industriel importateur de café surnommé EL VOTRO.
C'était un personnage très influent, plus influent que le Chef d'Etat et surtout très redouté au Nicaragua.
Cette parenthèse étant apportée, revenons à notre annale.
Après avoir parcouru sur cinq kilomètres des quartiers dés½uvrés et peuplés de bidonvilles, on traversait des artères ou je découvrais de luxueuses résidences. Cela me faisait penser à un autre pays plus raffiné et humanisé. Au bout d'une vingtaine de minutes on parvenait à l'hôtel Excelsior ou ma chambre m'avait été réservée.
Bianca se gara devant l'entrée. Un jeune garçon s'approcha avec prestesse pour prendre mes bagages. D'un pas décidé Bianca se dirigea vers la réception.
Elle échangea quelques mots avec le réceptionniste qui lui remît une clé et prîmes l'ascenseur. Elle appuya sur le bouton du 6° étage.
Une fois arrivé, nous longeâmes un long couloir, tapissé de moquette et garni de plantes vertes. Parvenu devant la porte de ma chambre, je tendis un billet de 10 dollars au jeune garçon qui esquissa un large sourire en guise de remerciement.
La chambre que l'on m'avait retenue contribuait au bien-être. Je pouvais admirer, derrière la baie vitrée, une magnifique plage de sable et ses palmiers.
Des badauds se promenaient le long d'une jetée ou des pécheurs arrivaient.
J'exprimais à Bianca le besoin d'aller prendre une douche après ce si long voyage. .J'ôtais ma chemise qui me collait à la peau. La porte de la salle de bain était légèrement entrebâillée et je pus entrevoir Bianca assise sur le bord du lit proche de mon attaché-case.
« Tu peux l'ouvrir et parcourir le dossier que l'on m'a remis à Paris.
Elle commença à feuilleter les divers documents. Au bout d'un moment, elle déclara :
« Qu'est ce que cela veut dire ? Je suis venu ici pour récupérer un fameux collier de diamants enchâssé de 48 pierres précieuses qui a été dérobé au Muséum West Tâte Gallery à Londres et qui est, a présent, dans les mains de cet individu.









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